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En
ce jeudi 9 octobre 2003, le Studio 105 de Radio France
s’emplit d’une tension onirico-magique. Dès les premiers
accords du Hadouk Trio, son tissage est à l’œuvre, étrange
rhizome électro-acoustique, inexorable. On assiste à
la réunion de trois identités musicales dont l’exploit
est d’avoir inventé les passerelles transitoires permettant
à l’ensemble d’élaborer un langage commun. Leur musique
est la mise en puissance des vocables moteurs de chacun.
Didier
Malherbe fait chanter le doudouk arménien d’une manière
si originale, qu’on le voit bien en peintre brossant
la fresque d’un monde du “partir”. En introduction de
“Shamanimal”, il nous régale d’une envolée vocale scandée
au rythme de ces élucubrations poético-cosmiques dont
il a le secret (elle sont réunies dans son livre, “l’Anche
des Métamorphoses” (éditions Comp’Act). Invité à prolonger
les vocaux sur la musique du morceau, Wasis Diop fait
parler l’outre tombe, entre vieux sage et grand sorcier.
Et tout à coup reviennent en mémoire ces temps pionniers
du West African Cosmos, groupe mythique initiateur d’une
scène africaine parisienne encore embryonnaire dans
ces années 1975-76, au sein duquel Wasis et Loy Ehrlich
inventaient les premiers climats de ce qui deviendrait
la “world music”.
Toujours
reliés à l’Afrique par les cordes de la kora et du hajouj,
les sons de Loy parcourent les airs à l’altitude de
croisière des vols long courrier. Et c’est dans ces
régions des routes aériennes qu’entrent en phase les
roulements de djembé, le tintement des gong ou le chant
des cymbales (comparable à celui des sirènes) produit
par les doigts fins de Steve Shehan. Europe, Afrique,
Asie, nous voilà naviguant d’aubes en crépuscules parmi
les vents d’étoiles vers les mondes inventés où règne
l’harmonie.
La
musique du Hadouk vous emporte et ne vous lâche plus...
François Bensignor
[31/03/2004]
www.alterites.com
Loin des ombrageuses musiques mercantiles, le Hadouk Trio vient de sortir un double
album live des plus captivants. Ce double album live propose une construction
musicale relativement aboutie, aussi bien rythmiquement qu'en terme de mélodie
et d’harmonie.
Deux disques enregistrés en direct au studio 105 de Radio
France (Paris), où la fusion entre les trois artistes, leurs invités (Wasis
Diop, Peter Herbert et Jean Philippe Rykiel) et le public, laisse comme un
désir, celui d’aller plus loin et de découvrir sans plus attendre ce triptyque
d’artistes hors normes. Berceuses afro latines, complaintes shamaniques,
pattern gnawa ou encore groove jazzy, chaque titre se construit avec tact et
rigueur, en faisant un pied de nez à la monotonie. La qualité d’écoute et de
créativité du Habouk Trio vient d’une manie commune aux trois musiciens, le
voyage.
Composé de Loy Ehrlich
(hajouj, kora, sanza et claviers), Didier
Malherbe (doudouk, flûtes, ocarina, clarinette alto, saxophones soprano
et sopranino) et du percussionniste voyageur Steve Shehan (percussions et archets
atmosphériques), qui débuta sa carrière dans le métro de Stockholm où le groupe
de disco Abba le remarqua avant de
l’engager, le Hadouk Trio tire son nom d’un mot valise composé de : Hajouj ou gumbri, basse africaine et de
Doudouk, le hautbois arménien
Hadouk Trio c’est une
musique venue d’un cœur aux battements syncopés et urbains, dont la destination
nous mène tout droit pour une envolée musicale incomparable et magique. Un live
comme si vous y étiez !
© 03/2004 Jimmy Braun
http://www.percussions.org
Le
combo jazz-world le plus savoureux du moment, en concert,
chez vous, déroulant sur les tapis de votre salon ses
routes traversières, déballant ses vieux cuirs, ses
bronzes et ses bois précieux entre la table basse et
le canapé, laissant planer dans votre couloirs les saveurs
des marchés croisés d'Afrique et d'Orient.... Les musiciens
sont bien là, tout près, dans une présence quasi domestique.
Telle est la magie du live et celui-ci est particulièrement
jubilatoire, avec plusieurs invités en prime: Jean-Philippe
Rykiel, Peter Herbert et Wasis Diop. Revisitant quelques
compositions plus anciennes, ce "Live à Fip"
a aussi des allures de récapitulatif de la capitainerie
Hadouk ! Voilà donc toute cette géographie imaginaire
reparcourue par nos trois bourlingueurs préférés, redépliée
sur ces rivages improvisés et rassemblée sur les reflets
d'un double-album où le public enthousiaste s'est lui
aussi invité dans votre intérieur.... Hardiment délectable
! Bruno
Heuzé
KEYBOARDS
HOME STUDIO
- n° 186 - Mai 2004
N° 101- Avril 2004 On tient ici le meilleur enregistrement de
Hadouk à ce jour. Bénéficiant d'une prise de son d'une qualité exceptionnelle,
le trio de Didier Malherbe, Loy Ehrlich et Steve Shehan donne là une leçon
d'exigence sur l'expression du son individuel et collectif. On sait que la
musique commence là : dans la personnalité de chaque voix, son absolue
signature, et dans sa capacité à se lover dans le son des partenaires. Les trois
larrons sont passés maîtres dans cette complémentarité. Ehrlich a beau
passer du hajouj à la kora, de la sanza aux claviers, Didier Malherbe alterner
doudouk et clarinettes, saxophones et flûtes, Steve Shehan glisser d'une
percussion bruissante à un groove profond, leur cohésion ne cède jamais d'un
pouce. JAZZMAN
- Alex Dutilh
N° 35 - Aout 2004 Saluons tout d'abord le superbe travail de prise
de son, confirmant toute la maîtrise (mais qui peut en douter ? ) des ingés de
Radio France. On retrouve 15 titres du trio, qui est l'un des rares à pouvoir
intégrer inspiration issue de folklore mondiaux et racines européennes.
L'alchimie tient en un savant mélange de mélodies interprétées par Malherbe
(doudouk, ocarinas, flûtes, clarinettes et saxes), et de grooves créés par le
tapis de percussions de Shehan (réellement impressionnant), le tout posé sur les
claviers, la kora et les lignes de hajouj de Ehrlich. De l'impersionnisme de
Dame des Sables à la pulse groovy de Loukoumotive (le chorus funky de Rykiel !
), du côté enfantin et enjoué de Peau de Banane à la mélancolie d'Alma Celesta,
de la musique tout simplement. Superbe.
RECORDING
- Jean-Sébastien Guitton |